Est de la RDC: MSF tire une sonnette d’alarme sur la situation humanitaire dans les zones en conflits.

L’escalade des violences armées freine les équipes de MSF d’apporter correctement l’assistance aux communautés vulnérables dans les provinces du Sud-Kivu et du Maniema.

Au cours d’un café de presse jeudi le 3 juillet à 2025 à Bukavu, l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontière Sud-Kivu et Maniema a déploré cette situation. Cette organisation internationale en a profité pour énumérer certaines difficultés notamment celles liées à l’accès, à la logistique, à la coupure budgétaire, au déplacement des populations, pillages et occupations des structures sanitaires etc.

« Malgré ces difficultés, MSF a pu mener des interventions au Sud-Kivu et Maniema en 2025. Vu la situation actuelle depuis le début de l’année 2025, nous avons mené des interventions d’urgence 180 cas de choléra dans le territoire d’Uvira ,1422 cas à Nyangezi parmi lesquels 7500 cas ont été soignés en ambulatoire, 5 structures soutenus en médicaments à Walungu médicaments… », a dit Olivier Pennec, Chef des programmes à Médecins Sans Frontières Sud Kivu.

MSF affirme avoir contribué aussi à la lutte contre le M-Pox, la prise en charge de 450 cas des blessés à Walungu, Kamanyola et Nyangezi, et environ 600 cas des violences sexuelles sur l’axe Uvira-Kamanyola-Nyangezi. Cette ONG a apporté son appui à la regideso en créant 50 sites d’approvisionnement, construction de 200 latrines pour le soulagement public. Des centres de traitement de choléra à uvira, dans la zone de santé de Katana et dans la cité minière de Lomera dans le territoire de Kabare.

Entre 2024 et 2025, Médecins sans frontières est aussi intervenue dans la prise en charge de la rougeole dans la province du Maniema.

A cette occasion, MSF a présenté un bilan succinct de ses réalisations en 2024 d’où 607.924 cas de paludisme traités, 199.197 hospitalisations ,1.207.406 enfants vaccinés contre la rougeole, 4540 victimes de violences sexuelles prises en charge,1.808.385 patients en consultation, 47581 personnes qui bénéficient de la prise en charge de la santé mentale .

Ce café de presse intervient dans un contexte de la détérioration de la situation sécuritaire sécuritaire, d’où certains coins de la province du Sud-Kivu méritent d’être suivis de près surtout dans les hauts et moyens plateaux plateaux de Fizi et d’Uvira , à Nyangezi, Walungu, Minova ou encore dans les contrées aux alentours de la province du Nord-Kivu.

A cette occasion, la coordonatrice des affaires humanitaires et plaidoyers chez MSF Anastassia Chkolenok a rassuré que les besoins médicaux humanitaires restent et resteront importants pour MSF, et qu’il faut donc la garantie d’accès dans différentes zones pour la réponse humanitaires.

Par Jeanne Nanasi

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