En République Démocratique du Congo, la Synergie des médias pour l’union des forces – Maison de la presse, en sigle SYMUF-MP veut améliorer améliorer les compétences des journalistes du Sud-Kivu dans la promotion de la paix et le renforcement de la cohésion sociale mais aussi dans la production des contenus sensibles aux conflits dans cette région caractérisée par des guerres à répétition depuis trois décennies.
C’est dans ce cadre que la SYMUF organise un atelier de formation sur différentes matières notamment les textes et loi de la presse avec un accent sur les innovations de la loi de mars 2023 qui complète celle du 22 juin 1996, la régulation et l’autorégulation des médias, mais aussi sur les innovations du nouveau code du numérique. La formation a débuté ce mardi 19 août à Bukavu jusqu’au samedi 23 août 2025.
L’idée est de contribuer à l’amélioration de la gouvernance locale, au renforcement de l’espace civique, à la participation citoyenne et à la prévention des conflits à travers les médias pour un développement durable au Sud-Kivu, un projet appuyé par la direction de développement et de la Coopération Suisse, en diminutif DDC Suisse.
“Nous voulons que les journalistes apportent leur contribution d’une manière professionnelle, raison pour laquelle nous voulons toujours renforcer leurs capacités. Qu’ils acquièrent la connaissance des textes juridiques, qu’ils soient en règle, et qu’ils sachent comment se comporter dans le contexte actuel que nous sommes en train de vivre”, a dit Francis Bahoza, Chargé de projet du consortium SYMUF lors d’une interview à Bukavu.
Ces assises portent aussi sur la lutte contre les discours de haine et leur destruction, mais aussi et surtout leur rappeler les notions du journalisme sensible aux conflits. Cela leur permettra d’être capables de produire différents formats des contenus et d’animer des émissions interactives mais aussi la production des spots de sensibilisation au vivre-ensemble et à la lutte contre les messages de haine.
«La nouvelle loi de la presse interdit au journaliste de faire l’apologie du crime, l’incitation à la violence, la dépravation des mœurs, la xénophobie, la haine tribale, ethnique, raciale, religieuse ainsi que toute autre forme de discrimination », a rappelé le Professeur Adolphe Kilomba, formateur et enseignant d’universités. Il a exhorté les hommes et femmes du quatrième pouvoir au respect du code d’éthique et déontologie du journaliste mais aussi à la documentation.
Alors que les réseaux sociaux contribuent d’une certaine manière à l’information mais aussi et surtout à la prolifération des fausses informations, ces assises vont aborder aussi les messages viraux sur les réseaux sociaux tout en insistant sur les notions de paix et du renforcement de la cohésion sociale.
Après la formation, chaque média va signer un acte d’engagement à la production des contenus sur le renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
Par Mitima Delachance


